Étoile de Bethléem SMB
Missionnaires suisses
CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Juin 25

Solstice d’été, solstice d’hiver: Saint Jean-Baptiste et saint Jean l’évangéliste

Le calendrier liturgique a fixé la date de la fête de Saint-Jean-Baptiste six mois avant la naissance de Jésus, soit le 24 juin. Elle concorde ainsi plus ou moins avec le solstice d’été fixé le 21 juin. La fête de la nativité du Christ quant à elle est toute proche du solstice d’hiver, tout comme celle de Saint-Jean l’évangéliste que nous célébrons le 27 décembre.

Ainsi donc, les deux Saint-Jean concordent plus ou moins avec les deux solstices. Ceci n’est d’ailleurs pas un hasard. Essayons d’en déchiffrer quelque peu le sens en lien avec notre foi chrétienne.

A la naissance du christianisme, les Romains célébraient les Saturnales lors du solstice d’hiver. Durant la semaine que duraient ces fêtes, les barrières sociales disparaissaient, on organisait des repas, on échangeait des cadeaux. La fête se terminait le 25 décembre par la fête du « dies natalis solis invicti« , la fête de la naissance du soleil invaincu, au moment où les jours commencent à se rallonger. Le dieu Janus était considéré comme le gardien des deux solstices, qui veillait sur ces deux points extrêmes de la course du soleil dans le cycle annuel. Ces fêtes très populaires furent par la suite christianisées par l’Église.

Ainsi, c’est en 354 que le pape Libère fixa la fête de la naissance du Christ, Noël, au 25 décembre. Le Christ n’est-il pas le véritable soleil invaincu, la lumière des nations ! De même, les célébrations solsticiales furent dédiées aux deux Saint-Jean, dont le nom n’est pas sans rappeler celui de Janus. Jean l’évangéliste est célébré au solstice d’hiver. Dans le prologue de son évangile, il écrit en effet : «Le Verbe est la vraie lumière qui, en venant dans le monde illumine tout homme» (Jn 1, 9). Il annonce ainsi le Christ, le soleil invaincu.

De même, parlant de Jésus, Jean le Baptiste déclare : «Il faut qu’il croisse et que moi je diminue» (Jn 3, 30). Cette parole prend tout son sens au solstice d’été au moment où les jours commencent à se raccourcir et tendent déjà vers Noël, la fête de la naissance du Christ, lumière sans déclin !

Père Ludovic Nobel