En ce temps de Carême, la Parole de Dieu nous conduit au cœur du choix décisif : choisir la vie avec le Christ ou rester enfermés en nous-mêmes. Suivre Jésus ouvre un chemin de bonheur et de bénédiction, mais aussi de renoncement et de don. Dans l’Esprit simple et filial de l’Enfant de Bethléem, nous apprenons que perdre sa vie par amour, c’est la trouver en Dieu.
Nous voici entrés dans ce temps de recherche, de vérité et de retour vers Dieu. La première lecture nous place devant un choix fondamental. Par la voix de Moïse, Dieu parle à son peuple comme à chacun de nous : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie pour que tu vives, toi et ta descendance. » (Dt 30,19). Dieu ne nous impose pas la vie, il nous l’offre. Choisir la vie, c’est aimer Dieu, écouter sa voix, marcher avec Lui. C’est entrer dans la vraie liberté, celle qui nous ouvre au bonheur profond.
Dans l’Évangile, Jésus révèle le chemin concret de cette vie. Il annonce d’abord le mystère de sa propre route : « Le Fils de l’homme doit souffrir beaucoup, être rejeté, être tué, et le troisième jour ressusciter. » (Lc 9,22). Puis il s’adresse à chacun : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. » (Lc 9,23). Suivre Jésus, ce n’est pas chercher la souffrance, mais entrer dans l’amour. Renoncer à soi-même, c’est sortir de l’enfermement du moi pour vivre tournés vers Dieu et vers les autres. Porter sa croix, c’est accueillir notre vie — joies et peines, échecs et espérances — et la porter avec amour, à la suite du Christ.
Jésus nous révèle alors le paradoxe du Royaume de Dieu : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. » (Lc 9,24). Ce que nous gardons pour nous se perd, mais ce que nous donnons par amour devient vie éternelle. L’amour transforme tout : il fait de notre existence un chemin vers la Vie.
Dans l’Esprit de l’Enfant de Bethléem, nous comprenons que le renoncement n’est pas une perte, mais une ouverture. Comme l’Enfant pauvre et offert, nous apprenons à vivre dans la simplicité, la confiance et le don. Suivre Jésus devient alors un chemin intérieur : laisser Dieu prendre la première place, marcher humblement avec Lui, vivre chaque jour dans l’amour.
Aujourd’hui encore, le Christ nous appelle. Il ne commence pas par des exigences, mais par une invitation : « Suis-moi. » Sur ce chemin, il y aura parfois du renoncement, souvent du courage, toujours sa présence. Et même lorsque nous ne la sentons pas, sa main nous conduit.
Marchons donc avec Lui. Choisissons la vie. Aimons. Et doucement, Dieu fera grandir en nous la vraie liberté, la paix et la joie.
Prière du jour
Seigneur Jésus,
tu nous appelles à te suivre sur le chemin de la vie.
Apprends-nous à renoncer à nous-mêmes
non par dureté, mais par amour.Donne-nous un cœur simple,
pauvre et confiant comme l’Enfant de Bethléem.
Dans les joies et les croix de notre vie,
apprends-nous à marcher avec toi,
dans la foi, l’espérance et l’amour.Que ta présence nous soutienne,
même lorsque nous ne la sentons pas,
et conduis-nous vers la vraie Vie.
Amen.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup,
qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué,
et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous :
« Celui qui veut marcher à ma suite,
qu’il renonce à lui-même,
qu’il prenne sa croix chaque jour
et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie
la perdra ;
mais celui qui perdra sa vie à cause de moi
la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il
à gagner le monde entier,
s’il se perd ou se ruine lui-même ? »
Références bibliques
- Dt 30, 15-20
- Lc 9, 22-25
Pour méditer
- Quel attachement, quelle peur ou quel repli intérieur nous empêche encore de choisir pleinement la vie avec le Christ ?
- Que signifie concrètement, aujourd’hui, renoncer à nous-mêmes pour aimer davantage — dans nos choix, nos relations, notre manière de vivre ?
- Comment portons-nous notre croix : comme un poids subi, ou comme une offrande d’amour qui ouvre un chemin de vie ?






























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