Étoile de Bethléem SMB
Missionnaires suisses
CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Mai 05

Marie et l’Islam

Jour après jour, la guerre fratricide qui détruit le peuple syrien et le pousse à l’exil est relayée par différents médias. Cela ne peut que nous désoler et nous inviter à la prière et à l’engagement solidaire.

Toutefois, même dans ce pays où la situation semble si désespérée, des signes d’espérance existent aussi. Ainsi, en juin 2015, une mosquée, c’est-à-dire un lieu de culte musulman, consacrée à la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ a été consacrée dans la ville côtière de Tartous.

L’année dernière également, la statue mariale la plus haute du monde, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption a été inaugurée. L’on pourrait s’attendre qu’une telle statue soit érigée dans un pays majoritairement catholique. Et pourtant, c’est dans le pays possédant la plus grande population musulmane de la planète qu’elle fut dressée : l’Indonésie, pays peuplé de 250 millions d’habitants dont 87,2% sont musulmans.

Une telle dévotion mariale de la part des musulmans nous surprend peut-être ! Et pourtant, Marie est plus souvent citée dans le Coran que dans le Nouveau Testament. Seule femme nommément citée dans le Coran, Marie ou Maryam est mentionnée essentiellement dans deux sourates. La sourate 3 nous parle de sa naissance et de son enfance passée dans le Temple de Jérusalem où elle recevait chaque jour de la nourriture de manière surnaturelle. Bien que la sourate 3 aborde l’annonciation de Marie et la naissance de Jésus, c’est essentiellement la sourate 19 qui développe ses deux mystères. Cette sourate, appelée la sourate Maryam, proclame, tout comme le christianisme, la virginité de Marie et l’annonciation par l’ange Gabriel. La naissance de Jésus est toutefois relatée dans des termes différents de ceux des évangiles. C’est en effet, en plein désert et sous un palmier que naquit Issa, c’est-à-dire Jésus. Revenue au Temple et alors que ses contemporains ne croyaient pas en sa virginité, son fils, l’enfant Jésus se mit alors à parler et à prophétiser.

Comme chrétiens, une telle reconnaissance de Marie ne peut que nous réjouir et nous inviter à lui redire notre confiance d’une manière renouvelée.

Père Ludovic Nobel