CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Août 10

La correction fraternelle

Lectures du mercredi 11 août 2021

«Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.» (Mt 18, 19-20)

La première lecture de la liturgie de ce jour se termine sur l’éloge de Moïse: «II ne s’est plus jamais levé en Israël un prophète comme Moïse» (Dt 34, 10) écrit le rédacteur du Deutéronome. Tout au long des récits qui ont marqué la marche d’Israël vers la terre promise, nous avons vu d’ailleurs l’intimité des relations qui l’unissaient à Dieu.

Et pourtant, il va rester au seuil de cette terre, sans y entrer, sans participer à la réalisation des promesses de Dieu. Moïse, même s’il est un grand prophète, n’est qu’un être humain. Sa fragilité humaine a mis sa foi en échec. Il faut lire ce récit au Livre des Nombres, où Moïse, par crainte de n’être pas efficace peut-être, doute de la force de Dieu en lui et frappe le rocher deux fois pour en faire jaillir de l’eau (Nb 20, 1-13).

Moïse, comme chacun et chacune de nous, est pécheur. Pas plus que Moïse, nous ne pouvons échapper à notre condition. Notre fragilité d’être humain met sans cesse en échec notre désir d’abandonner toute notre vie à celui qui nous sauve.

C’est pourquoi, comme le rappelle Jésus à ses disciples, nous avons besoin de frères et de sœurs qui, par leur franchise, leur amitié, nous aident à ré-orienter notre marche vers le Royaume. Nous avons besoin d’une communauté qui nous soutienne dans l’espérance et dans la foi au Christ.

Dt 34, 1-12 / Mt 18, 15-20