Étoile de Bethléem SMB
Société missionnaire de Bethléem
CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Avr 04
Pâques : Le Christ vivant, vainqueur de la mort — la Résurrection, source d’espérance et de vie nouvelle

Pâques : Le Christ vivant, vainqueur de la mort — la Résurrection, source d’espérance et de vie nouvelle

En ce jour de Pâques, l’Église proclame la victoire de la vie sur la mort. Ce qui semblait achevé dans le silence du tombeau s’ouvre sur une lumière nouvelle. Le Christ est ressuscité : vivant, il règne, et avec lui naît une espérance qui ne déçoit pas.

Dans la première lecture, nous entendons le témoignage de Pierre qui annonce avec force ce qu’il a vu et vécu. Il reprend toute l’histoire de Jésus et affirme : « Dieu l’a ressuscité le troisième jour… et nous, nous sommes témoins. » Ce n’est pas une idée ni une construction humaine, mais un événement. Celui qui a été crucifié est vivant. Et Pierre ajoute une vérité décisive : « Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. » La Résurrection ouvre ainsi un chemin de salut pour tous. Elle ne concerne pas seulement le Christ, elle nous concerne déjà.

Dans la deuxième lecture, saint Paul nous invite à entrer personnellement dans ce mystère. « Recherchez les réalités d’en haut… car vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. » La Résurrection n’est pas seulement un fait à contempler, elle devient un appel. Elle transforme notre manière de vivre, de penser, d’aimer. Nous sommes appelés à quitter ce qui est ancien, ce qui enferme, pour entrer dans une vie renouvelée. Quelque chose de nouveau commence en nous.

L’Évangile nous conduit au matin de Pâques, dans une atmosphère encore marquée par la nuit et l’incompréhension. Marie Madeleine découvre le tombeau ouvert. Pierre et le disciple bien-aimé courent. Ils voient les linges posés là. Rien d’extraordinaire en apparence, aucun éclat, aucun triomphe visible… et pourtant tout a changé. L’évangéliste dit simplement : « Il vit, et il crut. » La foi naît dans ce signe discret. La Résurrection ne s’impose pas, elle se révèle doucement, dans une lumière intérieure.

Dans l’esprit de Bethléem, ce mystère prend toute sa profondeur. Celui qui se relève aujourd’hui est celui qui, dès l’Incarnation, a choisi de s’anéantir, de se faire petit, pauvre, livré. Le Christ n’a pas attendu la Croix pour entrer dans l’abaissement : dès Bethléem, il a pris ce chemin. Et ce mouvement d’amour se déploie jusqu’au bout, jusqu’au don total de lui-même. La Résurrection n’efface pas cet abaissement, elle en révèle la fécondité. La vie jaillit précisément là où tout a été donné.

Ainsi, la lumière de Pâques ne nous éloigne pas de nos réalités humaines. Elle vient les rejoindre, les habiter, les transformer. Comme la nature renaît au printemps après l’hiver, notre cœur est appelé à entrer dans ce passage. Mais ici, il ne s’agit pas simplement d’un renouveau passager. Il s’agit d’une vie qui ne meurt plus, d’une vie reçue du Christ lui-même et déjà à l’œuvre en nous.

En ce jour de Pâques, nous sommes donc invités à accueillir cette vie nouvelle. À laisser le Christ ressuscité éclairer nos nuits, relever nos chutes, transformer nos cœurs. La Résurrection n’est pas seulement à contempler, elle est à vivre. Elle commence dès aujourd’hui, dans une foi simple, dans une relation vivante avec le Christ, dans les sacrements qui nous unissent à lui.

Le Christ est vivant. Et il nous appelle à vivre avec lui.

Prière du jour

Seigneur Jésus,
toi qui es passé de la mort à la vie,

viens faire renaître en nous l’espérance.

Quand nos cœurs sont fatigués,
viens les relever.
Quand tout semble fermé,
ouvre en nous un chemin de vie.

Donne-nous un cœur simple
comme l’Enfant de Bethléem,
un cœur pauvre et disponible,
capable d’accueillir ta lumière.

Fais grandir en nous la joie de ta Résurrection,
et apprends-nous à vivre chaque jour
comme des témoins de ta vie.

Amen.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
    Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
    Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
    Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
    En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
    Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
    ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
    C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
    Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Références bibliques

Ac 10, 34a.37-43 / Col 3, 1-4 ou 1 Co 5,6b-8 / Jn 20, 1-9 et Lc 24, 13-35

 

 

Pour méditer :

  • Reconnaissons-nous les signes discrets de la Résurrection dans notre vie quotidienne ?
  • Acceptons-nous de laisser le Christ transformer nos fragilités en chemin de vie ?
  • Vivons-nous réellement comme des hommes et des femmes ressuscités avec le Christ ?