CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Oct 10

Contre l’avidité des signes

Lectures du lundi 11 octobre 2021

«Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures, concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.» (Rm 1, 2-4)

Le salut est un don de Dieu, que nous recevons en héritage dans le Christ. Les textes d’aujourd’hui nous permettent d’en prendre conscience, et nous invitent à en témoigner.

La première lecture présente le début de la lettre de Saint Paul à l’Église de Rome. Paul y expose sa conception du salut selon des grands axes : la justice de Dieu, la justification par la foi, le baptême qui donne la justification, le péché, le régime de la loi et celui de l’Esprit. Dès sa conversion, Paul a perçu un rôle unique du Christ dans le salut : sa mission est de l’annoncer ; il se présente comme “serviteur appelé” pour proclamer la Bonne Nouvelle. Celle-ci concerne aussi les nations païennes envers lesquelles il a une responsabilité : les personnes qui croient au Christ sont, comme les Juifs, membres du peuple saint.

Dans la lecture évangélique, celui qui est l’objet de la prédication de Paul prévient son auditoire juif contre la gourmandise des signes. En leur temps, la reine de Saba et les gens de Ninive — des païens — crurent aux signes que Dieu leur adressait. Les contemporains de Jésus doivent ouvrir les yeux pour reconnaître le signe que Dieu leur adresse, car «il y a ici bien plus que Salomon (…) [et] que Jonas.» (Lc 11, 31.32)

Qu’en est-il pour nous ? Sommes-nous sûrs qu’il y a, en Jésus Christ, plus que Jonas et Salomon ? Sommes-nous prêts à en témoigner ? Que demandons-nous encore comme signe ? Sommes-nous dévorés, comme Paul, par la conscience d’une mission ? Sommes-nous signes, comme Jonas, Salomon et Paul ? Faisons nôtre ce sens de la mission, de la responsabilité, du service qui habite Paul, qui le dévore.

Aujourd’hui, demandons d’être habités par celui qui veut se dire par nous. Quiconque cherchera un signe pour croire ou pour croître dans la foi pourra trouver, en nous regardant, un élan dans sa quête.

Rm 1, 1-7 / Lc 11, 29-32