CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Juil 26

La patience de la conversion

Lectures du mardi 27 juillet 2021

«Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches.» (Ps 102 (103), 8-9)

Dans la première de lecture, Moïse se fait l’interprète du peuple hébreu en exode, dont il demeure toujours solidaire. Il agit de la sorte pour exprimer son repentir, son désir de conversion : «Oui, c’est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage.» (Ex 34, 9) On le voit, il y a entre Moïse et Dieu , une relation privilégiée.

Cette relation ne va pas sans souffrance pour le prophète puisqu’ il reste lié à une communauté dont la fidélité n’est pas sans failles. Les disciples aussi sont dans une situation privilégiée par rapport à Jésus. Ils reçoivent de lui un enseignement particulier qu’ils auront ensuite à transmettre. Mais comment comprendre et interpréter cette parabole de l’ivraie et du bon grain ?

Elle concerne, selon Jésus, «toutes les causes de chute et ceux qui font le mal.» (Mt 13, 41) Pour eux, comme pour le peuple au temps de Moïse, le salut devient possible s’il y a conversion. Dieu est patient, il jugera au temps voulu. Aujourd’hui, chaque disciple du Christ est plutôt invité à ouvrir les yeux sur sa propre vie pour y démêler l’ivraie et le bon grain. En tant que “choisi de Dieu”, il doit témoigner d’une fidélité et d’une intimité dignes du Christ, afin d’être prêt à répondre quand Dieu l’interpellera.

Ex 33, 7-11 ; 34, 5b-9.28 / Mt 13, 36-43