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CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Mar 26
La fidélité à l’alliance d’Abraham — Entrer dans la fidélité de Dieu et renouveler notre “oui” au cœur de l’épreuve

La fidélité à l’alliance d’Abraham — Entrer dans la fidélité de Dieu et renouveler notre “oui” au cœur de l’épreuve

Au terme du Carême, la Parole de Dieu nous rappelle une vérité essentielle : Dieu ne rompt jamais son alliance. Il demeure fidèle, même lorsque notre cœur vacille. À l’approche de Pâques, nous sommes invités à revenir à cette relation vivante avec Lui, fondée sur la confiance et la fidélité.

Aujourd’hui, la liturgie nous fait contempler la profondeur de cette alliance, depuis Abraham jusqu’au Christ, et nous appelle à y répondre de tout notre cœur.

Dans la première lecture, tirée du livre de la Genèse (Gn 17, 3-9), Dieu établit son alliance avec Abraham. Il lui promet une descendance et une bénédiction qui dépasseront toute attente. Cette alliance n’est pas seulement un engagement de Dieu : elle appelle une réponse. Abraham se prosterne, il accueille la Parole, il entre dans une relation de confiance. C’est pourquoi toute la tradition biblique le reconnaît comme le père des croyants.

Sa foi ne se limite pas à un moment. Elle devient un chemin. Accueillir la Parole de Dieu, c’est aussi la garder, la vivre, s’y engager jour après jour. L’alliance devient alors une relation vivante, semblable à celle des époux : un lien d’amour et de fidélité réciproque.

Dans l’Évangile selon saint Jean (Jn 8, 51-59), Jésus reprend cette promesse et la conduit à son accomplissement. Il déclare : « Si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Cette parole dépasse toute compréhension humaine. Elle ne parle pas seulement de la mort physique, mais d’une vie qui ne peut être détruite : la vie en Dieu.

Mais ses interlocuteurs ne comprennent pas. Ils se réfèrent à Abraham, aux prophètes, à ce qu’ils connaissent déjà. Ils restent enfermés dans leurs certitudes. Jésus va alors plus loin : « Avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Il révèle son identité divine. Il ne se présente pas seulement comme héritier de l’alliance, mais comme son accomplissement vivant.

Cette révélation provoque le rejet. Face à une vérité qui dérange, certains préfèrent fermer leur cœur. Ils ramassent des pierres. Ce geste nous interpelle : nous aussi, parfois, nous résistons à la Parole lorsqu’elle nous bouscule, lorsqu’elle nous appelle à changer, à grandir, à nous convertir.

Dans l’esprit de Bethléem, cette Parole prend une lumière particulière. Dieu ne cesse de se donner, humblement, fidèlement. Il ne retire pas son alliance, même lorsque nous nous éloignons. À Bethléem, il se fait enfant. Sur la croix, il se donne totalement. Toujours, il reste fidèle.

Mais l’alliance appelle une réponse. Elle nous invite à entrer dans cette fidélité, à garder la Parole, non seulement avec nos lèvres, mais dans toute notre vie. Être fidèle, ce n’est pas être parfait. C’est revenir, encore et encore, à Celui qui nous appelle.

À l’approche de Pâques, la Parole de Dieu nous invite à un choix. Rester à distance, ou entrer pleinement dans l’alliance. Garder nos certitudes, ou accueillir la nouveauté de Dieu. Résister, ou faire confiance. Aujourd’hui, nous sommes appelés à renouveler notre “oui”. À choisir la fidélité, même dans la fragilité. À croire que Dieu, lui, ne cesse jamais d’être fidèle.

Prière du jour

Seigneur Jésus,
toi qui es l’accomplissement de l’alliance,

apprends-nous à garder ta parole
avec fidélité.

Lorsque notre cœur hésite,
lorsque nous résistons à ton appel,
donne-nous la grâce de revenir à toi.

Donne-nous un cœur simple
comme l’Enfant de Bethléem,
un cœur fidèle,
capable de te faire confiance.

Que ton amour nous attire
et nous conduise vers la vie.

Amen.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait aux Juifs :
                   « Amen, amen, je vous le dis :
si quelqu’un garde ma parole,
jamais il ne verra la mort. »
          Les Juifs lui dirent :
« Maintenant nous savons bien que tu as un démon.
Abraham est mort, les prophètes aussi,
et toi, tu dis :
“Si quelqu’un garde ma parole,
il ne connaîtra jamais la mort.”
                   Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ?
Il est mort, et les prophètes aussi sont morts.
Pour qui te prends-tu ? »
          Jésus répondit :
« Si je me glorifie moi-même,
ma gloire n’est rien ;
c’est mon Père qui me glorifie,
lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
                  alors que vous ne le connaissez pas.
Moi, je le connais
et, si je dis que je ne le connais pas,
je serai comme vous, un menteur.
Mais je le connais,
et sa parole, je la garde.
                   Abraham votre père a exulté,
sachant qu’il verrait mon Jour.
Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
          Les Juifs lui dirent alors :
« Toi qui n’as pas encore cinquante ans,
tu as vu Abraham ! »
          Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
avant qu’Abraham fût,
moi, JE SUIS. »
          Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter.
Mais Jésus, en se cachant,
sortit du Temple.

Références bibliques

  • Gn 17, 3-9
  • Jn 8, 51-59

Pour méditer :

  • Savons-nous reconnaître la fidélité de Dieu dans notre histoire, même dans les moments d’épreuve ?
  • Lorsque la Parole de Dieu nous dérange, choisissons-nous de nous ouvrir ou de résister ?
  • Comment pouvons-nous renouveler concrètement notre “oui” à l’alliance aujourd’hui ?