CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Fév 01

Présentation du Seigneur au Temple

Lectures du mercredi 2 février 2022

«Voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers.» (Ml 3, 1)

L’Évangile voit dans la Présentation de Jésus au Temple l’accomplissement de la prophétie de Malachie. En effet, l’Enfant que la Vierge apporte au Temple, est le Messie promis par les prophètes, il est le Fils même de Dieu, il vient dans un temple qui est la maison de son Père, il vient à la rencontre de son peuple. Mais sa manifestation, que le prophète décrivait en termes de feu, demeure aussi humble et discrète qu’à Noël et à Bethléem. Il n’y a pour accueillir Jésus que deux vieillards : Syméon et Anne qui représentent le peuple de Dieu. Ils contiennent dans leur cœur toute l’attente messianique de l’Ancienne Alliance. Et voilà que, guidés par l’Esprit Saint, ils reconnaissent en cet enfant de pauvre le Messie qu’ils attendaient, qu’ils souhaitaient voir, qu’ils désiraient rencontrer : «Mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.» (Lc 2, 30-32)

Ainsi, la Présentation de Jésus au Temple, c’est la fête de la Rencontre. Tous, en effet, nous sommes appelés à recevoir, à accueillir Jésus comme la Lumière du monde, comme Celui qui apporte le Salut à tous les hommes. Jésus vient à notre rencontre, il est la lumière pour l’esprit et le cœur, et il nous éclaire de sa lumière, mais pour percevoir cette lumière, il faut que notre œil demeure sain (cf. Lc 11, 34) et, plus encore, que notre cœur soit pur. C’est important, car notre regard voit ce que notre cœur veut bien voir.

Pour conclure, rappelons que la Présentation est le deuxième mystère joyeux du Rosaire et que le Rosaire en fait le mystère de l’obéissance. Parler d’obéissance éveille souvent des images déplaisantes, mais dans l’Évangile, l’obéissance prend le nom de consécration au Seigneur. Dès qu’on obéit pour être au Seigneur, l’obéissance prend son visage joyeux, son visage d’amour. C’est pourquoi Jésus lui-même pourra dire un jour, plein de joie : «Je fais toujours ce qui plaît à mon Père !» (Jn 8, 29) Il le dira aussi dans l’angoisse de Gethsémani : «Non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux.»
(Mc 14, 36)
La joie de l’obéissance, c’est d’être la plus sûre consécration à Dieu.

Ml 3, 1-4 ou He 2, 14-18 / Lc 2, 22-40