CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Avr 04

Ne me cache pas ton visage au jour de détresse

Lectures du mardi 5 avril 2022

«Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS.» (Jn 8, 28)

La première lecture, qui nous raconte le célèbre épisode du serpent de bronze, nous ramène à l’époque de l’Exode. Après plus de quatre-cent années d’esclavage en Egypte, le peuple juif est libéré de la servitude par Dieu, et Moïse est chargé de le conduire vers la terre promise !

Toutefois, le voyage est long et pénible ! Dans le désert, le peuple d’Israël souffrant de la faim, de la soif et de la chaleur se mit à se plaindre contre Dieu et contre Moïse : “Nous étions mieux en Egypte, là-bas au moins nous avions à boire et à manger ! Ici, nous mourons de faim.” Alors Dieu les punit en envoyant dans leur camp des serpents dont la morsure est mortelle. Suite aux nombreux morts, tous regrettèrent de s’être plaints et demandèrent à Moïse d’intercéder auprès de Dieu. Une nouvelle fois encore, Dieu écouta Moïse. Il lui dit de faire fabriquer un serpent en bronze qu’il poserait au sommet d’un poteau au milieu du camp. Et tous ceux qui seraient mordus par un serpent n’auraient qu’à lever les yeux vers le serpent de bronze pour être guéris et conserver la vie.

Très tôt, les premiers chrétiens, les Pères de l’Eglise ont vu dans ce serpent en bronze, élevé sur un poteau et qui sauvait de la mort, une image qui annonçait déjà Jésus élevé en croix, crucifié.

Ainsi, quand nous sommes mordus par le péché, par les fautes que nous commettons, c’est seulement Jésus mort sur la croix qui peut nous guérir de cette morsure ! Pour nous guérir de la morsure du mal et du péché, nous n’avons plus comme les Juifs dans le désert, un mât dressé au milieu du camp ! Non, mais nous rencontrons Jésus personnellement dans le sacrement de la réconciliation. En effet, quand nous rencontrons le prêtre pour lui dire nos péchés, ce n’est pas le prêtre, mais Jésus lui-même, élevé sur le bois de la croix qui nous guérit et nous pardonne !

Nb 21, 4-9 / Jn 8, 21-30