CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Mar 18

Saint Joseph, époux de la Vierge Marie

Lectures du samedi 19 mars 2022

«Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils.» (2S 7, 14)

En cette fête de saint Joseph, les lectures viennent nous présenter des personnages remarquables par leur foi : David reçoit la prophétie de Nathan, comme une promesse de Dieu dans laquelle il met toute sa foi ; Abraham est devenu le père du peuple croyant, parce qu’il a cru en la promesse de Dieu. Joseph et Marie se situent eux aussi dans la lignée des croyants et croyantes. Parce qu’ils ont été disponibles à la volonté du Seigneur, le Fils de Dieu a pris chair dans le monde. Époux de Marie, père adoptif de Jésus, Joseph a rendu possible l’accomplissement des Écritures selon lesquelles le Messie serait de la descendance de David. Les Évangiles parlent peu de Joseph, mais on disait de Jésus : «N’est-il pas le fils de Joseph, le charpentier ?» (Mt 13, 55) C’est déjà tout un titre de gloire.

Dans la lecture évangélique, nous voyons Marie et Joseph chercher leur enfant pendant trois jours. Stupéfaits, ils le retrouvent dans le Temple au milieu des Docteurs de la Loi. Comme seule réponse à leur inquiétude, Jésus précise que ses relations avec sa famille sont marquées par les exigences du Royaume : «Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ?» (Lc 2,49) Par cette réponse, Jésus annonce le mystère de sa filiation divine. Un mystère qui dépasse l’intelligence humaine, même la plus ouverte à la Parole de Dieu.

Pour nous, le sens de cette réponse paraît évident, mais cette parole n’était peut-être pas aussi évidente à entendre pour Joseph. Lui qui avait pris soin avec tant d’attention de Jésus, c’est dans la foi et la fidélité quotidienne qu’il a dû vivre son rôle de père nourricier de Jésus, d’éducateur. Il a accordé sa confiance au plan de Dieu. Pour nous aussi, la foi reste notre seul recours et la seule façon de rester en contact avec le Christ Jésus. Que Saint Joseph nous obtienne une part de sa foi. Une foi bien humble, souvent dans l’ombre, mais toujours fidèle.

2S 7, 4-5a.12-14a.16 / Rm 4, 13.16-18.22 / Lc 2, 41-51a