CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Mar 11

Aimez vos ennemis

Lectures du samedi 12 mars 2022

«Il te fera dépasser en prestige, renommée et gloire toutes les nations qu’il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il l’a dit.» (Dt 26, 19)

La perfection est le rêve de tout artiste, de tout travailleur, de tout parent… de toute personne ! C’est aussi le rêve de Dieu pour chacun de nous ! Il nous en trace le chemin qui va jusqu’à l’amour des ennemis ! Ce passage de Matthieu fait partie d’un ensemble d’antithèses où Jésus tente de faire entrer ses auditeurs dans les secrets de la Loi. À travers les six points qu’il évoque, il veut montrer comment la justice qu’il propose doit aller plus loin que la lettre de la Loi ancienne, parce que cette justice réside dans le cœur.

Au cœur du discours des Béatitudes, Jésus se révèle non seulement comme un nouveau Moïse en donnant la Loi, mais il indique comment on peut parvenir à sa perfection. Alors que les premiers thèmes portaient sur les relations des disciples avec les autres, Jésus propose ici l’amour de l’ennemi comme un signe distinctif de l’amour du prochain. C’est le sommet de son intervention puisque c’est ainsi que vous serez «vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux.» (Mt 5, 45) Il s’agit d’un amour supérieur dont la mesure est celle de Dieu lui-même. L’ensemble de ces remarques de Jésus veut nous permettre de creuser le précepte de l’amour du prochain, car la justice nouvelle dépasse de loin le rapport banal du donnant-donnant connu même du publicain et du païen. Aimer ceux qui nous aiment n’apporte pas grand mérite, car les païens en font autant, comme le souligne Jésus.

En réalité Jésus nous propose de faire comme Dieu qui nous aime alors que nous sommes souvent ses ennemis. Aimer l’ennemi, c’est se conformer au Père et le prendre comme modèle de son action. N’est-ce pas le but de notre vie chrétienne que d’être appelé à la sainteté même de Dieu ? «Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.» (Mt 5, 48)

Dt 26, 16-19 / Mt 5, 43-48