CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Sep 14

Notre Dame des Douleurs

Lectures du mercredi 15 septembre 2021

«Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre.» (Lc 2, 34-35)

Au lendemain de la Croix Glorieuse, nous sommes invités à contempler la mère du Seigneur en sa compassion. Debout au pied de la Croix de son fils agonisant, Marie connut le glaive de douleurs que lui avait annoncé le vieillard Siméon. Cette prophétie ne fait pas seulement référence à la passion de Jésus-Christ, mais aussi à toute sa vie, marquée par le rejet et la contradiction. Toute sa vie, Marie a partagé, avec son cœur de Mère, la souffrance de son fils rejeté et menacé de mort par son peuple. Ses mystères douloureux commencent le jour-même de la naissance de Jésus, quand à Bethléem, le fruit de son sein ne trouve aucune auberge pour l’accueillir.

Cependant, sur le mont du Golgotha au moment de la crucifixion et de la mort de Jésus, la souffrance de Marie atteindra son sommet. Cette heure accomplit pleinement la prophétie de Syméon ! Debout, la Mère douloureuse près de la Croix était en larmes devant son Fils suspendu. Dans son âme qui gémissait, toute brisée, endolorie, le glaive était enfoncé, mais elle reste debout : stabat mater !

Brisée par la souffrance, contemplant l’arbre de la Croix où est cloué le Salut du Monde, elle redit son « Fiat » et accueille dans la foi ce glaive qui transperce son cœur. Participant aux souffrances du Christ, étroitement unie à sa mort, Marie sera également, en son Assomption, associée à la gloire de sa Résurrection. Par sa foi persévérante, par sa confiance inébranlable, Marie devient un modèle pour tout chrétien. Par sa persévérance dans la douleur, elle devient une source d’espérance et de réconfort pour tous ceux et celles qui souffrent dans leur âme ou dans leur corps.

Oui, Marie, la première en Chemin, nous précède sur la route de la foi. A l’heure de nos croix, puissions-nous, tout comme elle, redire notre Oui ! Ainsi, nous participerons nous aussi, avec elle, à la gloire de son Fils, Jésus-le Christ notre Seigneur. Amen.

1 Tm 3, 14-16 / Jn 19, 25-27 ou Lc 2, 33-35