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Société missionnaire de Bethléem
CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Jan 03
Le Saint Nom de Jésus — le Nom qui sauve et ouvre un chemin de paix

Le Saint Nom de Jésus — le Nom qui sauve et ouvre un chemin de paix

Dans le temps lumineux de Noël, l’Église nous invite à nous arrêter sur un mystère simple et décisif : le Nom de Jésus. Un Nom prononcé par Jean le Baptiste, reconnu par l’Esprit, donné par Dieu lui-même. Un Nom qui ne désigne pas seulement une personne, mais une mission : sauver.

Dans la première lecture (1 Jn 2,29 – 3,6), l’apôtre Jean nous fait entrer dans une compréhension profonde de l’identité chrétienne. Il ne s’agit pas d’une appartenance extérieure ou d’un effort moral, mais d’une naissance nouvelle : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père : nous sommes appelés enfants de Dieu, et nous le sommes. »

Être enfant de Dieu signifie être engendré par Lui, recevoir sa vie, participer à sa justice. Le péché, dans cette perspective, n’est pas seulement une faute morale : il est ce qui empêche la relation, ce qui ferme le cœur à la vie reçue. Jean affirme avec force que celui qui demeure dans le Christ est appelé à vivre autrement, parce qu’il est déjà transformé de l’intérieur.

Dans l’Évangile selon saint Jean (Jn 1,29-34), cette transformation trouve sa source. Jean le Baptiste voit Jésus venir vers lui et prononce une parole centrale : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. » Ce témoignage est capital. Jésus n’est pas seulement un maître spirituel ou un prophète de plus. Il est celui qui enlève, qui porte et qui traverse le péché du monde. Le verbe est fort : il ne s’agit pas d’un simple pardon ponctuel, mais d’un acte radical de salut.

Le Nom de Jésus, qui signifie « Dieu sauve », éclaire cette mission. Ce Nom n’est pas un titre honorifique, mais une révélation. Jésus est celui en qui Dieu agit concrètement pour libérer l’homme de ce qui le tient captif. Jean le Baptiste reconnaît qu’il ne connaissait pas encore pleinement Jésus, mais que c’est l’Esprit, descendant et demeurant sur lui, qui lui permet de le désigner comme le Fils de Dieu. La reconnaissance de Jésus passe toujours par l’action de l’Esprit.

Dans l’esprit de l’Évangile de Jean, voir Jésus, c’est déjà être engagé. On ne peut pas rester neutre devant celui qui enlève le péché du monde. Soit on s’ouvre à la lumière, soit on s’en détourne. Le témoignage de Jean le Baptiste nous met devant cette question : reconnaissons-nous Jésus tel qu’il est, ou seulement tel que nous aimerions qu’il soit ?

Dans la spiritualité de l’Enfant de Bethléem, ce mystère prend une tonalité particulière. L’Agneau de Dieu est d’abord un enfant pauvre, silencieux, sans défense. Dieu ne commence pas par juger le monde, mais par y entrer humblement. Le salut ne s’impose pas par la force ; il est offert dans la douceur. Le péché du monde n’est pas enlevé par la violence, mais par l’amour donné jusqu’au bout. Reconnaître le Saint Nom de Jésus, c’est accepter cette logique divine. C’est reconnaître que le salut passe par la petitesse, par l’accueil, par la confiance. C’est consentir à laisser Dieu agir en nous, même lorsque cela dérange nos sécurités ou nos habitudes.

Aujourd’hui encore, le monde demeure marqué par l’injustice, la souffrance et la division. Et pourtant, le Nom de Jésus continue d’être proclamé comme une espérance offerte à tous. Être baptisés en son Nom, c’est devenir à notre tour des porteurs de cette paix et de cette lumière. Non par des discours grandioses, mais par une vie accordée à l’Évangile.

En ce temps de Noël, la Parole nous appelle à faire un pas intérieur : redonner au Nom de Jésus sa place centrale dans nos vies. L’invoquer avec foi. Le porter avec humilité. Le laisser transformer nos relations, nos choix et notre manière d’habiter le monde. Car là où le Nom de Jésus est accueilli, le salut est déjà à l’œuvre.

Prière du jour

Seigneur Jésus,
Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde,
nous te rendons grâce pour ton Nom
dans lequel nous avons été sauvés.
Apprends-nous à demeurer en toi,
à accueillir ton Esprit
et à vivre comme des enfants de Dieu.
Que nos vies deviennent un témoignage discret
de ta paix et de ton amour pour le monde.
Amen.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara:
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde;
c’est de lui que j’ai dit:
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage:
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit:
“Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage:
c’est lui le Fils de Dieu. ».

Références bibliques

  • 1 Jn 2, 29 – 3, 6
  • Jn 1, 29-34