CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Nov 24

Quelle vie après la mort ?

Lectures du samedi 25 novembre 2023

« Ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir (…) ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. » (Lc 20, 35-36)

Les sadducéens, qui interrogent Jésus sur la vie après la mort, ne croient pas en la résurrection des morts. En effet, ils considèrent que seuls les cinq premiers livres de la Bible (la Torah) sont inspirés de Dieu. Or, l’idée de la résurrection est absente de ces écrits.

Cependant, Jésus les déjoue sur leur propre terrain en se référant au troisième chapitre du livre de l’Exode (cf. Ex 3, 6), reconnu par les sadducéens. Le Seigneur s’y identifie comme Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Comment oserait-il se nommer ainsi s’il n’avait pas soutenu les patriarches du peuple saint devant l’obstacle ultime, la mort ?

Après cette réponse, Jésus aborde plus précisément la question de la vie après la mort. Les sadducéens lui soumettent un cas extrême qui, selon eux, prouverait l’absurdité de la résurrection : qui sera l’époux de la pauvre veuve qui a perdu ses sept maris ?

Jésus réplique à cette objection en invitant à reconnaître nos limites. Pour avoir une idée de l’existence dans le paradis, il faudrait abandonner toutes nos conceptions humaines. La vie dans le Royaume est une réalité complètement différente de ce que nous connaissons actuellement. Il ne sera plus question de corps biologique et nous serons « 𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑥 𝑎𝑛𝑔𝑒𝑠 » (Lc 20, 36), énoncé pour le moins énigmatique.

L’unique attitude devant cette réponse reste la foi. Nous ne savons pas ce qui nous attend au-delà de cette vie, mais nous croyons que Jésus nous précède dans l’aventure. Pour l’instant, nous vivons avec nos limites, dans un monde limité. Notre intelligence et nos sens ne nous permettent pas d’accéder pleinement aux mystères de la vie et de la mort. Il faut plutôt nous attacher au Seigneur, l’aimer et nous laisser conduire par lui.

1 M 6, 1-13 / Lc 20, 27-40