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Avr 25

Sauvé(e) par la foi

Lectures du mardi 26 avril 2022

«Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.» (Jn 3, 13-15)

L’évangile d’aujourd’hui est la suite du dialogue entre Jésus et Nicodème. L’évangéliste Jean y utilisait le procédé du malentendu entre réalité spirituelle et matérielle pour nous instruire sur la nouvelle naissance dans l’esprit.

Dans cette deuxième partie, Jésus fait allusion à l’épisode du serpent d’airain (cf. Nb 21, 4-9 ) : le Peuple choisi qui s’acheminait vers la Terre Promise, subit l’attaque de de serpents à la morsure brûlante et mortelle et dont le remède s’avère pour le moins insolite.

Sur l’ordre de Dieu, Moïse fabriqua un serpent de bronze et le fixa à une perche. Ceux qui avaient été mordus n’avaient qu’à regarder ce serpent et ils étaient guéris. Le rite décrit était inspiré par des pratiques de peuples païens de l’époque, mais dans le cas des Hébreux, la guérison ne leur provient pas du pouvoir magique d’une image de serpent mais de leur foi en la parole de Dieu.

L’intérêt principal de cet épisode est qu’on y trouve une image et une annonce de l’élévation du Fils de l’homme, mais que signifie cette “élévation” ? C’est d’abord sa crucifixion, mais c’est aussi sa résurrection, sa montée dans la gloire, qui nous sauve pour autant que nous le “regardions”, c’est-à-dire, que nous ayons foi en Lui.

En effet, c’est par la foi que nous nous attachons à lui, qui s’est abaissé à notre condition pour pouvoir nous élever en partageant la sienne. C’est dans la foi que Jésus entre dans notre vie avec son mystère pascal. Avec lui nous faisons la démarche de mourir à ce qui est mortel et vieillissant pour revêtir son habit d’immortalité dans une nouvelle naissance.

Ac 4, 32-37 / Jn 3, 7b-15