CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Déc 20

Benedicta tu in mulieribus

Lectures du mardi 21 décembre 2021

«Il parle, mon bien-aimé, il me dit : Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens…» (Ct 2, 10)

Le récit évangélique d’aujourd’hui nous narre la visitation de Marie à Élisabeth. Immédiatement après l’annonce de l’archange Gabriel, Marie se rend en toute hâte chez sa cousine très âgée et jusque-là stérile. Pourquoi Marie fait-elle preuve d’une telle hâte à entreprendre ce long voyage d’une centaine de kilomètres, fatiguant et même dangereux ? En effet, le désert des monts de Judée est fréquemment le théâtre d’attaques de brigands. La seule réponse à cette prise risque est la bonté de Marie, qui la presse de devancer les besoins d’Élisabeth. Ainsi, elle part au secours de sa cousine, s’apprêtant à lui rendre un double service.

Assurant tout d’abord les besognes du quotidien, elle soutient matériellement la mère de Jean-Baptiste. Cette première aide, absolument nécessaire, permet à la seconde, plus spirituelle, de se déployer, lui offrant une assise solide et concrète. En effet, par sa visite, Marie apporte aussi dans la maison de Zacharie, la présence de Jésus, le Sauveur du monde. Et Saint Luc nous montre bien dans son récit, combien cette présence est source de joie.

Joie d’Elisabeth qui s’écrie : «D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?» (Lc 1, 43) Joie de Jean Baptiste, qui, entendant les paroles de salutation, tressaille déjà d’allégresse, et commence ainsi à remplir son rôle de précurseur. Enfin, joie de Marie qui exprime dans le chant Magnificat, sa riche action de grâce.

En conclusion, retenons deux enseignements de cet évangile. Laissons-nous premièrement visiter par Marie, car elle apporte la présence de Jésus dans notre cœur, qui sera pour nous aussi une grande source de joie. Deuxièmement, tâchons d’imiter aussi sa bonté, envers Dieu et envers les plus démunis. À son école, nous pouvons nous aussi communiquer la tendresse et la joie de l’enfant de la crèche, à ceux qui autour de nous en ont le plus besoin.

Ct 2, 8-14 ou So 3, 14-18 / Lc 1, 39-45