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Société missionnaire de Bethléem
CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Fév 18
Mercredi des Cendres — Conversion du cœur, Retour au Père, Chemin de Carême dans l’Esprit de l’Enfant de Bethléem

Mercredi des Cendres — Conversion du cœur, Retour au Père, Chemin de Carême dans l’Esprit de l’Enfant de Bethléem

Sous le signe humble des Cendres, nous entrons aujourd’hui dans un temps de grâce. Dieu nous appelle doucement à revenir vers Lui, à retrouver le chemin du cœur, à croire de nouveau à la force de son amour. Dans l’Esprit simple et filial de l’Enfant de Bethléem, nous accueillons cet appel : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1,15)

La Parole de Dieu nous conduit aujourd’hui au commencement du chemin. Par la voix du prophète Joël, Dieu nous parle avec tendresse : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil. » (Jl 2,12). Ce retour n’est pas d’abord un geste extérieur, mais un mouvement intérieur. Il s’agit de revenir vers Celui qui ne cesse de nous attendre, vers Celui qui est « tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour » (Jl 2,13). Le Carême commence ainsi dans l’espérance : Dieu nous appelle parce qu’il nous aime.

Saint Paul prolonge cet appel avec une intensité profonde : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu. » (2 Co 5,20). La conversion n’est pas seulement un effort humain, elle est une rencontre. Dieu vient vers nous, aujourd’hui encore. « Voici maintenant le moment favorable, voici maintenant le jour du salut » (2 Co 6,2). Le Carême devient ce temps où Dieu peut recréer en nous un cœur nouveau, un cœur plus simple, plus pauvre, plus ouvert à sa grâce.

Puis Jésus nous conduit au centre du retournement intérieur. Dans l’Évangile, il parle de l’aumône, de la prière et du jeûne, mais il révèle surtout le secret du cœur : « Ton Père voit dans le secret » (Mt 6,4.6.18). La vraie conversion se vit là, dans l’intimité avec Dieu, loin du regard des hommes. L’aumône ouvre notre cœur à nos frères, la prière nous ramène dans la présence du Père, le jeûne purifie notre désir et nous aide à redécouvrir l’essentiel. Tout devient relation : relation à Dieu, relation aux autres, relation à notre propre cœur.

Dans l’Esprit de l’Enfant de Bethléem, le Carême est un retour à la simplicité. Nous revenons pauvres devant le Père, sans masque, sans apparence, avec un cœur d’enfant. La conversion n’est pas seulement un moment, elle est un chemin. Parfois elle bouleverse toute une vie, comme pour l’apôtre Paul ; mais le plus souvent, elle est un retour silencieux, quotidien, un mouvement intérieur qui nous ramène toujours vers Dieu.

Aujourd’hui, nous entendons de nouveau la parole inaugurale de Jésus : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Croire, c’est faire confiance. Se convertir, c’est revenir. Pendant ces quarante jours, nous marchons humblement sous le regard du Père. Nous revenons à Lui, nous recentrons notre vie, nous apprenons à aimer davantage, et doucement, Dieu refait notre cœur.

Prière du jour

Père,
nous revenons à toi avec un cœur pauvre et ouvert.
Apprends-nous la simplicité de l’Enfant de Bethléem,
la confiance qui s’abandonne,
le silence qui écoute,
l’amour qui se donne.

Purifie notre cœur,
recentre notre vie sur l’essentiel,
et conduis-nous, pas à pas,
sur le chemin de la conversion et de la joie.
Amen.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ce que vous faites pour devenir des justes,
évitez de l’accomplir devant les hommes
pour vous faire remarquer.
Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous
auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône,
ne fais pas sonner la trompette devant toi,
comme les hypocrites qui se donnent en spectacle
dans les synagogues et dans les rues,
pour obtenir la gloire qui vient des hommes.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône,
que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.

Et quand vous priez,
ne soyez pas comme les hypocrites :
ils aiment à se tenir debout
dans les synagogues et aux carrefours
pour bien se montrer aux hommes
quand ils prient.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries,
retire-toi dans ta pièce la plus retirée,
ferme la porte,
et prie ton Père qui est présent dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.

Et quand vous jeûnez,
ne prenez pas un air abattu,
comme les hypocrites :
ils prennent une mine défaite
pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes,
parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes,
mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ;
ton Père qui voit au plus secret
te le rendra. »

Références bibliques

  • Jl 2, 12-18
  • 2 Co 5, 20 – 6, 2
  • Mt 6, 1-6.16-18

Pour méditer

  • Où en est vraiment notre cœur devant Dieu aujourd’hui — proche, éloigné, dispersé, fermé, ou en chemin de retour ?
  • Que cherchons-nous encore à montrer aux autres, et qu’osons-nous vivre dans le secret sous le regard du Père seul ?
  • De quoi devons-nous revenir en ce début de Carême : d’une tiédeur, d’une peur, d’un attachement, d’un éloignement de Dieu ou de nos frères ?