Étoile de Bethléem SMB
Société missionnaire de Bethléem
CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Fév 15
Bienveillante bonté — Quand la loi du Christ révèle la beauté intérieure du cœur

Bienveillante bonté — Quand la loi du Christ révèle la beauté intérieure du cœur

Il existe une bonté silencieuse, presque cachée, qui pourtant transforme profondément la vie et les relations humaines. La Parole de Dieu de ce jour nous conduit vers cette source intérieure où tout commence : le cœur. Là se joue la vérité de notre foi, là s’ouvre le chemin de l’amour véritable.

La première lecture du livre de Ben Sira nous place devant une réalité simple et décisive : Dieu nous a créés libres. « Si tu le veux, tu peux observer les commandements… Devant toi sont proposés le feu et l’eau. » L’homme n’est pas enfermé dans le bien ni dans le mal ; il est appelé à choisir. Mais ce choix n’est pas neutre : choisir Dieu, c’est choisir la vie. Déjà, l’Écriture nous révèle que la fidélité ne consiste pas seulement à accomplir des gestes extérieurs, mais à orienter intérieurement notre cœur vers Celui qui est la source de tout bien.

Saint Paul, dans la lettre aux Corinthiens, nous fait entrer plus profondément encore dans ce mystère. Il parle d’une sagesse cachée, que le monde ne peut comprendre par lui-même : « Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, voilà ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment. » Cette sagesse n’est pas une idée, mais une vie : la vie même de Dieu communiquée par l’Esprit. La vraie justice, la vraie bonté ne naissent pas seulement de l’effort humain, mais d’un cœur ouvert à l’action de Dieu. Là où l’Esprit agit, le cœur devient capable d’aimer en vérité.

L’Évangile nous conduit alors au cœur de l’enseignement de Jésus. Il ne supprime pas la Loi : il l’accomplit. Mais il la conduit à sa profondeur intérieure. « Vous avez appris… Eh bien moi, je vous dis… » À plusieurs reprises, Jésus déplace le regard. Le mal ne commence pas seulement dans l’acte visible, mais dans le mouvement du cœur : la colère blesse déjà, l’insulte détruit déjà, le regard convoite déjà. La vraie justice ne se mesure plus seulement aux actes, mais à l’unité intérieure de la personne.

C’est pourquoi Jésus appelle à la réconciliation avant même l’offrande, à la vérité simple de la parole, à une fidélité intérieure plus profonde que toute observance extérieure. Il ne s’agit pas d’une morale plus sévère, mais d’un appel à une vie unifiée. La Loi devient alors chemin d’amour : aimer Dieu, aimer son frère, aimer en vérité.

Dans la spiritualité de l’Enfant de Bethléem, cette parole prend une lumière particulière. À Bethléem, Dieu n’a pas manifesté sa grandeur par l’apparence, mais par la douceur. Rien d’extérieur ne révélait sa gloire — mais tout venait d’un cœur entièrement tourné vers l’amour du Père et vers le salut du monde. La bonté évangélique naît de cette union. Elle n’est pas faiblesse, mais force intérieure. Elle consiste à rencontrer l’autre sans jugement, avec une bienveillance première, une miséricorde qui vient du Cœur du Christ.

Lorsque notre cœur demeure en Lui, nos gestes deviennent vrais, nos paroles deviennent simples, notre vie devient cohérente. La Loi du Royaume cesse d’être un poids : elle devient un chemin d’amour. La bonté n’est plus seulement une attitude morale, mais une manière d’être — un cœur façonné par Dieu.

Aujourd’hui, la Parole de Dieu nous invite à revenir à cette source intérieure. Non pas seulement corriger nos gestes, mais laisser Dieu transformer notre cœur. Où se situe notre intention profonde ? Notre relation à Dieu nourrit-elle notre manière d’aimer ? Demandons la grâce d’un cœur bon, vrai, unifié — capable d’aimer sans façade. Là commence la vraie justice du Royaume.

Prière du jour

Seigneur Jésus,
toi qui regardes le cœur plus que les apparences,

dans la simplicité de Bethléem,
donne-nous un cœur bon et vrai,
un cœur libre de toute hypocrisie,
un cœur orienté vers l’amour.

Apprends-nous la douceur,
la réconciliation,
et la parole juste.

Que ta bonté habite notre vie
et fasse de nous des témoins
de ton amour.
Amen.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
    Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
    Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.
    Je vous le dis en effet :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

    Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
    Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
    laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
    Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
    Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

    Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu ne commettras pas d’adultère.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
    Si ton œil droit entraîne ta chute,
arrache-le
et jette-le loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
    Et si ta main droite entraîne ta chute,
coupe-la
et jette-la loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
    Il a été dit également :
Si quelqu’un renvoie sa femme,
qu’il lui donne un acte de répudiation.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui renvoie sa femme,
sauf en cas d’union illégitime,
la pousse à l’adultère ;
et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,
il est adultère.

    Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne manqueras pas à tes serments,
mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.
    Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout,
ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,
    ni par la terre, car elle est son marchepied,
ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
    Et ne jure pas non plus sur ta tête,
parce que tu ne peux pas
rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
    Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,
‘non’, si c’est ‘non’.
Ce qui est en plus
vient du Mauvais. »

Références bibliques

  • Si 15, 15-20
  • 1 Co 2, 6-10
  • Mt 5, 17-37

Pour méditer

  • Demandons la grâce d’un cœur simple et vrai devant Dieu.
  • Laissons la bonté du Christ transformer nos relations.
  • Marchons chaque jour dans la vérité et l’amour.