En ce temps de Carême, nous marchons en quête du chemin qui conduit à la vie. La Parole de Dieu nous révèle aujourd’hui un Dieu qui ne se tient pas loin, mais qui s’approche, qui appelle et qui guérit. Dans la simplicité de Bethléem, nous osons prier : Seigneur, montre-nous ton chemin.
Dans la première lecture, le Seigneur promet une lumière qui surgit au cœur même de l’obscurité : « Si tu donnes de bon cœur à l’affamé, si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi » (Is 58,10). Dieu ne parle pas d’abord de pratiques extérieures, mais d’un cœur ouvert, d’un amour concret, d’une vie tournée vers les autres. Là où l’amour se vit, la lumière naît. Là où la miséricorde agit, Dieu devient visible.
Dans l’Évangile, Jésus nous montre ce chemin en actes. Il voit Lévi, un publicain, assis à son bureau d’impôts. Un homme considéré comme pécheur, rejeté, exclu. Et pourtant, Jésus s’approche, pose son regard, et dit simplement : « Suis-moi » (Lc 5,27). Et Lévi, abandonnant tout, se lève et le suit.
Ce geste bouleverse les témoins. Jésus partage la table des publicains et des pécheurs. Les pharisiens s’indignent. Comment un maître peut-il se mêler à ceux qui sont perdus ? Mais Jésus répond avec une parole qui traverse les siècles : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent » (Lc 5,31-32).
Ainsi se dissipe le malentendu. Jésus ne s’approche pas des pécheurs pour approuver leurs chemins, mais pour leur ouvrir une voie nouvelle. Sa présence n’écrase pas, elle relève. Son regard ne condamne pas, il guérit. Son amour provoque une transformation. Là où tout semblait obscur, une lumière se lève. Comme le prophète l’annonçait, l’obscurité devient midi.
Dans l’Esprit de Bethléem, nous reconnaissons ce chemin humble et lumineux. Dieu ne commence pas par juger, mais par s’approcher. Il ne ferme pas la porte, il appelle. Et son appel est simple : « Suis-moi ». Comme Lévi, chacun de nous est regardé, appelé, relevé. La conversion commence par une rencontre, et la rencontre ouvre un chemin de vie.
Aujourd’hui encore, Jésus passe près de nous. Il voit nos obscurités, nos pauvretés, nos enfermements — et il appelle. Non pour condamner, mais pour guérir. Non pour exclure, mais pour faire renaître.
Osons nous lever. Osons marcher. Osons laisser sa lumière entrer dans nos ténèbres.
Prière du jour
Seigneur Jésus,
toi qui t’approches des cœurs blessés,
montre-nous ton chemin.Regarde-nous avec ton amour,
relève-nous de nos obscurités,
et fais naître en nous la lumière.Donne-nous un cœur simple et pauvre
comme l’Enfant de Bethléem,
un cœur qui écoute,
un cœur qui se lève,
un cœur qui te suit.Guéris-nous, transforme-nous,
et conduis-nous vers la joie de ta présence.
Amen.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
Jésus sortit et remarqua un publicain
(c’est-à-dire un collecteur d’impôts)
du nom de Lévi
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
Abandonnant tout,
l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ;
il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens
attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient
en disant à ses disciples :
« Pourquoi mangez-vous et buvez-vous
avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus leur répondit :
« Ce ne sont pas les gens en bonne santé
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes
mais des pécheurs,
pour qu’ils se convertissent. »
Références bibliques
- Is 58, 9b-14
- Lc 5, 27-32
Pour méditer
- Lorsque le Seigneur nous appelle, qu’est-ce qui nous retient encore de nous lever pour le suivre ?
- Accueillons-nous vraiment la lumière du Christ dans nos zones d’ombre, ou préférons-nous rester dans nos sécurités ?
- Sommes-nous prêts à laisser la miséricorde de Dieu transformer notre regard sur nous-mêmes et sur les autres ?





























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